Astronaute canadien Jeremy Hansen : Spécialiste de mission Artemis II

L’astronaute canadien Jeremy Roger Hansen se trouve à l’avant-garde d’une nouvelle ère d’exploration lunaire. Sélectionné comme spécialiste de mission pour le vol Artemis II de la NASA, il a contribué à guider le retour de l’humanité dans l’espace lointain tout en devenant le premier Canadien à voyager au-delà de l’orbite terrestre basse. Le 1er avril 2026, Hansen a décollé à bord du Space Launch System et du vaisseau Orion de la NASA depuis le Kennedy Space Center, marquant une étape historique pour le Canada et le programme Artemis. Des ciels sombres de l’Ontario rural au cockpit d’un CF-18 et à l’environnement de précision du centre de contrôle des missions, son parcours reflète des décennies de discipline, de maîtrise technique et de coopération internationale dans le domaine des vols spatiaux.
Années formatrices
Enfance
Né à London, en Ontario, le 27 janvier 1976, l’astronaute Jeremy Hansen a passé une grande partie de sa jeunesse près d’Ingersoll, où l’absence de lumière urbaine rendait le ciel nocturne omniprésent. À l’Ingersoll District Collegiate Institute (IDCI), il était le garçon qui reliait ce qu’il observait dans le ciel à ce qu’il apprenait sur les satellites, les orbites et les avions.
À l’âge de 12 ans, il a rejoint le 614e Escadron des cadets de l’Aviation royale canadienne à London, en Ontario. L’escadron lui a offert ses premières expériences en cockpit, les exercices militaires ainsi qu’une exposition à la navigation et à la météorologie.
Éducation
Hansen a commencé sa formation d’officier au Collège militaire royal de Saint-Jean à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, puis a poursuivi au Collège militaire royal du Canada à Kingston pour obtenir un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en sciences spatiales. Le programme combinait la mécanique orbitale, la physique atmosphérique, la télédétection et les sciences de la Terre. Avec une mention de première classe et le trophée commémoratif Clancy Scheldrup en tant que meilleur élève-officier de la classification de l’Armée de l’air, il a démontré sa capacité à allier excellence académique, leadership et discipline.
Cadets
Hansen identifie le programme des cadets de l’Aviation royale canadienne comme un moment clé où son intérêt pour l’aviation s’est transformé en véritable orientation. Vers le milieu de son adolescence, les soirées d’entraînement, les cours au sol et les camps d’été lui ont permis de se familiariser avec les systèmes aéronautiques, la sécurité en aviation et le leadership en petites équipes. À 16 ans, il avait obtenu ses ailes de pilote de planeur des cadets à Trenton, en Ontario, preuve qu’il pouvait piloter seul et garder son sang-froid en situation réelle.
Il attribuera plus tard aux cadets l’acquisition de la discipline et de la confiance en soi nécessaires pour exceller dans la formation d’officier des Forces armées canadiennes. Grâce au programme, il a appris les bases de l’aérodynamique, des communications radio, des procédures d’urgence ainsi que les briefings et débriefings de vol, compétences parfaitement adaptées aux environnements militaires puis astronautiques.
Après avoir rejoint les forces régulières, Hansen a suivi une formation de pilotage complète à Moose Jaw, en Saskatchewan, et a reçu ses ailes de pilote de l’Aviation royale canadienne, s’appuyant sur les compétences acquises chez les cadets.
La mission Artemis II
Artemis II est le premier vol habité vers la Lune de la NASA depuis Apollo, une mission de dix jours lancée le 1er avril 2026. Le vaisseau spatial est actuellement en orbite lunaire, Hansen et ses collègues astronautes — le commandant Reid Wiseman, le pilote Victor Glover et la spécialiste de mission Christina Koch — effectuant des tests de systèmes et des opérations de communication dans l’espace lointain. Avec le colonel Hansen en tant que spécialiste de mission, cela marque une étape majeure puisqu’il est devenu le premier astronaute canadien à voyager au-delà de l’orbite terrestre basse jusqu’à la Lune.
La sélection
La place de Hansen sur Artemis II est le résultat d’une compétition intense au sein de la NASA et de l’Agence spatiale canadienne (ASC), où les planificateurs de mission équilibrent expertise technique, expérience opérationnelle et composition de l’équipage. Son affectation le 3 avril 2023 a confirmé que le Canada ne se contenterait pas de construire du matériel, comme le futur Canadarm3 pour Gateway, mais positionnerait aussi ses astronautes au cœur de l’exploration humaine.
Il a été sélectionné au sein d’un corps d’astronautes de l’ASC issu d’un processus national ayant évalué des milliers de candidats possédant de solides compétences en science et en ingénierie, une expérience de vol et une rigueur opérationnelle. Le profil de Hansen se distingue : ancien pilote de chasse CF-18 et pilote d’essai de l’Aviation royale canadienne, avec des milliers d’heures de vol et des années d’expérience dans le soutien aux missions de la Station spatiale internationale et au contrôle des missions de la NASA en tant que Capcom. Pour le Canada, sa sélection démontre que des décennies d’investissement dans la robotique, les charges utiles scientifiques et la formation des astronautes ouvrent un accès direct aux missions d’exploration de pointe.
L’entraînement
L’entraînement pour Artemis II dépasse la préparation classique des astronautes, intégrant des exigences propres à l’espace lointain. Hansen alterne entre les systèmes du vaisseau, les procédures d’urgence et des simulateurs haute fidélité reproduisant l’ascension du SLS, les rendez-vous et la navigation d’Orion, ainsi que le contrôle manuel en conditions anormales. Il s’exerce aux opérations robotiques et suit des entraînements physiologiques dans des environnements de forte gravité, d’hypoxie et d’isolement afin d’observer les réactions de son corps et de son esprit sous pression.
Son expérience préalable dans le programme CAVES de l’ESA, où il a vécu et travaillé dans des réseaux de grottes, ainsi que dans les missions NEEMO de la NASA, où il a vécu sous l’eau en tant qu’aquanaute, lui apporte une préparation unique aux environnements confinés, à la logistique retardée et à la résolution de problèmes en conditions dangereuses. Les simulations de contrôle de mission de type russe et ISS le maintiennent prêt à suivre des procédures complexes et à communiquer clairement lors des phases critiques.
Le rôle
Sur Artemis II, le colonel Hansen agit en tant que spécialiste de mission avec une forte responsabilité dans la surveillance des systèmes, les procédures et les communications en vol. Diplômé de premier rang de l’Armée de l’air, il participe à la planification et à l’exécution des listes de vérification, surveille l’état du vaisseau, vérifie les données de navigation et de support de vie et soutient les tâches manuelles critiques lors du lancement, de l’injection translunaire et du retour à grande vitesse vers la Terre. Son expérience de Capcom lui permet de comprendre à la fois les contrôleurs et l’équipage, ce qui lui permet de maintenir des communications claires, courtes et sans ambiguïté. Il participe également activement aux tests des systèmes Orion et à la surveillance des données physiologiques en espace lointain.
L’importance
Le vol de Hansen revêt une importance évidente pour le programme spatial canadien et l’identité nationale, transformant des décennies d’héritage robotique en une présence humaine concrète dans l’espace lointain. Il consolide la participation du Canada aux futures missions Artemis, notamment Gateway, la surface lunaire et les contributions robotiques avancées autour de la Lune. Pour les jeunes, voir un astronaute canadien effectuer une boucle autour de la Lune pour la première fois depuis plus de cinquante ans envoie un message simple : les carrières spatiales sont accessibles et exigent des efforts soutenus en science, en ingénierie et en service. La mission sert également de terrain d’essai pour la formation des astronautes et marque une première historique pour le Canada dans l’exploration humaine de l’espace lointain.
L’aspect humain
L’aspect humain du travail de Jeremy Hansen relie ses origines rurales en Ontario, sa carrière de pilote de chasse et ses fonctions de spécialiste de mission. Les vols spatiaux exigent énormément du corps et de l’esprit, et son parcours montre comment cette pression est gérée au quotidien.
L’entraînement spatial combine restriction de sommeil, isolement et charge cognitive élevée, en plus d’exercices rigoureux et de contrôles médicaux. Hansen considère la discipline et la confiance en soi comme des compétences acquises plutôt que des traits innés. Il attribue aux cadets de l’Aviation royale canadienne l’apprentissage de l’autodiscipline qui lui a permis de réussir la formation d’officier et d’obtenir un baccalauréat en sciences spatiales avec mention de première classe.
La famille fait partie de ce système de soutien. Hansen est marié à la Dre Catherine Hansen, médecin et spécialiste reconnue de la santé des femmes, et ils ont trois enfants. Des carrières de ce niveau impliquent des décisions difficiles concernant les affectations et les fuseaux horaires.
Conclusion
Le parcours de l’astronaute canadien Jeremy Hansen vers la mission Artemis II reflète des décennies de formation rigoureuse, d’excellence opérationnelle et d’engagement constant envers l’exploration. Des ciels ruraux de l’Ontario aux cockpits de chasse et aux consoles de contrôle des missions, chaque étape l’a préparé à jouer un rôle dans le retour de l’humanité dans l’espace lointain. Son parcours souligne la présence croissante du Canada au-delà de l’orbite terrestre basse et illustre comment la curiosité, les compétences techniques et le travail d’équipe peuvent mener un rêve né dans une petite ville jusqu’au seuil de la Lune.
FAQ
Qui est Jeremy Hansen et pourquoi est-il important dans l’exploration spatiale ?
Jeremy Hansen, astronaute canadien et diplômé de premier rang de l’Armée de l’air, est l’un des spécialistes de mission choisis pour Artemis II, premier vol habité autour de la Lune dans le cadre du programme canadien, ce qui en fait une figure clé de l’exploration lunaire contemporaine.
Quel a été le parcours de Jeremy Hansen pour devenir astronaute ?
Hansen a étudié les sciences spatiales, est devenu pilote de chasse dans l’Aviation royale canadienne, puis pilote d’essai. Ses compétences techniques et son leadership ont mené à sa sélection comme astronaute de l’Agence spatiale canadienne en 2009.
Quel est le rôle de Jeremy Hansen dans la mission Artemis II ?
Hansen agit comme spécialiste de mission, aidant à gérer les systèmes du vaisseau et participant à la planification de la mission lors du survol de la Lune.
Comment son enfance a-t-elle influencé sa carrière ?
Enfant fasciné par le vol et l’espace, il a été inspiré par la science et la discipline des cadets, ce qui a soutenu son parcours académique et professionnel.
Quelle expérience de vol possède-t-il avant Artemis II ?
Avant de rejoindre l’Agence spatiale canadienne, il était pilote de chasse CF-18 et pilote d’essai, accumulant des milliers d’heures de vol.
Quel pourrait être son avenir après Artemis II ?
Après Artemis II, il pourrait continuer à soutenir les missions Artemis, former des astronautes ou occuper des rôles de leadership. Son expérience du survol lunaire le prépare à l’exploration future et au mentorat.
Série d’articles sur les astronautes d’Artemis II :
- Reid Wiseman : commandant de mission Artemis II
- Victor Glover : pilote Artemis II
- Christina Koch : spécialiste de mission Artemis II 1
- Jeremy Hansen : spécialiste de mission Artemis II 2
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